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Eman Elafef: “Ma recherche vise à identifier les obstacles potentiels à l’accès aux soins de santé et aux mesures préventives contre le paludisme et les maladies tropicales négligées chez les migrants””

 

Eman Elafef est une pharmacienne soudanaise de 31 ans qui a fait ses études supérieures en santé publique. Elle s’intéresse surtout à la lutte contre les maladies, en particulier les maladies infectieuses et leurs complications à long terme. Ayant subi les effets des maladies infectieuses de première main – elle a souffert d’une paralysie flasque aiguë due à la polio – elle aspire à jouer un rôle important dans la prévention de ces maladies à l’avenir.

 

1. Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours et de ce qui vous a attiré dans le projet MENA Migrant Health?

En tant que pharmacienne avec un master en santé publique, j’ai développé un vif intérêt pour la recherche, en particulier au niveau de la population. Le projet sur la santé des migrants de la région MENA me donne l’opportunité d’explorer davantage ce domaine de grand intérêt. Je suis attirée par ce projet parce qu’il offre une plateforme pour contribuer à l’amélioration de la santé des migrants, une question qui me passionne profondément.

2. Vos recherches portent sur le paludisme et les maladies tropicales négligées chez les migrants. Qu’est-ce qui a suscité votre intérêt dans ce domaine?

Mon intérêt pour le paludisme et les maladies tropicales négligées chez les migrants découle de ma formation en santé publique et de mon expérience en tant que pharmacienne. J’ai été témoin direct de l’impact de ces maladies, particulièrement parmi les populations vulnérables telles que les migrants. Cela a éveillé ma passion pour ces inégalités en matière de santé et pour la recherche de solutions permettant d’améliorer la santé des populations migrantes touchées par ces maladies. Je suis engagée dans la recherche et les initiatives visant à alléger le fardeau du paludisme et autres maladies négligées chez les migrants.

3. Poursuivre un doctorat dans un pays en conflit doit être très exigeant. Pourriez-vous nous faire part de certains des défis que vous avez rencontrés et des conséquences que cela a eu sur votre parcours universitaire?

Mon doctorat avec le projet MENA Migrants a commencé dans une situation stable mais malheureusement un conflit a éclaté quatre mois après et tout a changé en quelques jours. Nous avons perdu notre connexion internet pendant plusieurs jours, nous n’avions plus d’électricité et nous n’avons pas pu poursuivre notre travail à l’université de Gezira. Nous avons perdu la possibilité de communiquer avec notre superviseur et de participer aux réunions de travail. Nous n’avons pas eu l’occasion de travailler sur le terrain. Cependant, le projet MENA Migrant Health nous a donné une nouvelle chance de continuer, et nous nous sommes réinstallés en Égypte après un voyage de quatre jours jusqu’au Caire. Nous sommes maintenant prêts pour continuer à travailler en tant que réfugiés. Je pense que nous faisons désormais partie de la population migrante et que nous comprenons d’autant plus leur situation et l’importance de leur santé.

4. Pourriez-vous nous expliquer comment vos recherches contribueront au projet MENA Migrant Health?

Ma recherche sur le paludisme et les maladies tropicales négligées chez les migrants va contribuer au projet MENA Migrant Health de plusieurs manières. Tout d’abord, elle fournira des informations utiles sur la prévalence, les facteurs de risque et l’impact de ces maladies au sein des populations migrantes de la région MENA. Ces données permettront de développer des interventions ciblées et des stratégies de soins pour répondre aux besoins spécifiques des migrants en matière de santé. En outre, ma recherche vise à identifier les obstacles potentiels que les migrants affrontent pour accéder aux soins et aux mesures préventives, ce qui permettra d’informer de recommandations politiques et mettre en œuvre des programmes dans le cadre du projet MENA Migrant Health. En résumé, ma recherche contribuera à une meilleure compréhension des défis sanitaires auxquels sont confrontés les migrants dans la région et soutiendra le développement d’interventions basées sur des faits pour améliorer leur état de santé.

5. Vous faites partie d’un réseau de chercheurs en début de carrière appelé My-MENA EMCR-Network. Qu’est-ce que cela signifie pour vous?

Faire partie du réseau My-MENA EMCR-Network est très important pour moi en tant que chercheuseen début de carrière. Il constitue une plateforme de mise en réseau, de collaboration et d’échange de connaissances avec d’autres chercheurs. Ce réseau offre des possibilités de supervision, de développement de compétences et d’accès à des ressources qui sont cruciales pour le succès de ma carrière de chercheuse. En outre, faire partie de ce réseau me permet de contribuer à la communauté des chercheurs de la région et de me tenir au courant des derniers développements dans mon domaine. Dans l’ensemble, ce réseau offre un environnement favorable et enrichissant qui me permet d’évoluer en tant que chercheuse et d’apporter des contributions significatives à la communauté scientifique de la région MENA.

6. Qu’espérez-vous réaliser personnellement et professionnellement en terminant votre doctorat?

J’espère atteindre plusieurs objectifs personnels et professionnels. Personnellement, je souhaite approfondir mes connaissances et mon expertise dans mon domaine de recherche. J’aspire également à développer ma pensée critique, mes compétences en matière de résolution de problèmes et ma résilience, qui sont essentielles pour mener une recherche de qualité.

Sur le plan professionnel, je souhaite me positionner en tant que experte dans mon domaine, en apportant des idées précieuses et des contributions significatives à la communauté universitaire. J’espère poursuivre une carrière dans la recherche ou dans le monde universitaire, où je pourrai continuer à explorer de nouvelles idées, à encadrer des étudiants et à faire progresser la compréhension de mon domaine de recherche. En outre, je souhaite contribuer à l’élaboration de solutions et de stratégies innovantes permettant de relever les défis du monde réel dans le domaine de la santé et, en fin de compte, d’avoir un impact positif sur la santé publique.

Dans l’ensemble, l’obtention de mon doctorat représente une étape importante dans la réalisation de mes aspirations personnelles et professionnelles, me permettant de contribuer à l’avancement des connaissances et à l’amélioration des pratiques en matière de soins de santé.

7. Comment envisagez-vous l’avenir du projet MENA Migrant Health et son rôle dans l’amélioration de la santé des migrants dans la région?

 Le projet peut élaborer et mettre en œuvre des interventions sanitaires qui répondent aux besoins spécifiques des populations migrantes en tenant compte des facteurs tels que les antécédents culturels, les barrières linguistiques et les conditions socio-économiques. Ces interventions peuvent être axées sur la lutte contre les maladies prévalentes, le soutien à la santé mentale et la promotion de la santé. Le projet peut également faire le pladoyer en faveur de politiques qui protègent la santé et les droits des migrants, en veillant à ce qu’ils ne soient pas marginalisés ou exclus des services de santé essentiels. Il peut s’agir de collaborer avec des organisations gouvernementales et non gouvernementales pour influencer les politiques relatives à la santé des migrants, à l’immigration et à la protection sociale.

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